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Revue électronique de publications scientifiques sur l'Afrique

 


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L’Afrique fantôme de Michel Leiris.
Essai sur les frontières entre anthropologie et littérature au début du XXe siècle

Arsène Magnima Kakassa, Université Omar Bongo, Département de Lettres modernes, Centre d’études et de Recherches Littéraires sur l’Imaginaire et la Mémoire (CERLIM), Gabon


Résumé : Cette réflexion se propose de lire L’Afrique fantôme de Michel Leiris comme l’illustration de ce qui est appelé aujourd’hui « anthropologie littéraire ». Par ce vocable que nous empruntons à Francis Affergan et à Pierre Campion, nous entendons qu’à la base de l’anthropologie leirisienne se trouve la fiction et par conséquent, la littérature est à concevoir comme un complément à l’anthropologie. A l’instar de l’anthropologie, la littérature, notamment, le roman repose sur l’imaginaire pour représenter les peuples extra-européens. En procédant ainsi, notre objectif est, d’une part, de révéler que l’œuvre de Leiris s’éloigne d’une écriture purement anthropologique, et se fonde plutôt à partir de références strictement imaginaires et fictionnelles. D’autre part, une telle approche nous permettra d’aplanir les différences entre Littérature et Anthropologie. Du coup, ce qui importe ici, c’est de mettre la lumière sur le processus et les modalités grâce auxquels l’écriture leirisienne résout les tensions disciplinaires entre l’anthropologie et la littérature, renouvelant et jetant ainsi les bases ainsi d’un genre hybride ; puisque l’ouvrage cité s’est fait par le biais d’un héritage littéraire dont les sources remontent à des écrivains tels que Raymond Roussel, Arthur Rimbaud, André Gide, Joseph Conrad, etc.

Mots-clés : Anthropologie littéraire, fiction, imaginaire, genre hybride, peuples extra-européens.

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