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Diffusion et promotion du spectacle vivant en Côte d’Ivoire.
« Espaces alternatifs » de diffusion et promotion du spectacle vivant dans la commune de Yopougon à Abidjan

Donikpo Koné, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire


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En Côte d’Ivoire, s’il est vrai que la culture n’a pas été occultée des programmes de développement, sa promotion n’a pas non plus été accompagnée de moyens conséquents de la part de l’Etat. La rareté des ressources pour le financement de la culture expliquerait l’insuffisance des équipements d’abord de formation, puis de diffusion des œuvres culturelles.

Malgré le processus de décentralisation amorcé à partir de 1980 qui visait une meilleure planification du développement à travers la création des communes, la situation de la culture est restée latente. Pour beaucoup de collectivités, elle n’est qu’un maillon secondaire du développement. Dans le District d’Abidjan [1], les équipements culturels de référence accueillant régulièrement des spectacles artistiques sont rares. Ce sont : le Palais de la Culture Bernard Binlin Dadié à Treichville, l’Institut Français de Côte d’Ivoire au Plateau, et dans une moindre mesure le Goethe Institut à Cocody. Mais les conditions d’accès, en termes de coût de location, de coût de participation (ticket, transport, rafraichissement), de localisation et de capacité d’accueil (outre le Palais de la Culture), ne sont pas favorables à des scènes régulières et grand public. Elles ne favorisent pas non plus la satisfaction de tous les publics. Or, de nombreux spectacles, fruit du génie créateur des artistes, ont besoin de diffusion pour leur survie et celle de leurs créateurs.

A l’intérieur des communes, la situation des infrastructures culturelles est encore plus alarmante. Les espaces officiels de diffusion des spectacles vivants sont quasi inexistants. Yopougon ne se démarque pas des autres communes. Cependant, le paysage de diffusion y est singulier. La commune a développé un réseau d’établissements récréatifs communément appelés « maquis » [2] On en dénombrait plus de deux mille en 2016 [3]. Ils constituent des relais de diffusion de spectacles artistiques notamment musicaux et humoristiques. Ceci contribue à faire de Yopougon le plus important pôle culturel de la capitale économique ivoirienne où le spectacle vivant est en pleine expansion. Le manque crucial de salles de spectacle demeure cependant un handicap majeur pour le développement de l’activité culturelle.

Par ailleurs, face au besoin manifeste des populations de communier avec les artistes, les maquis, bars et autres espaces récréatifs appelés aussi « plein air », ces lieux non dédiés qualifiés par les promoteurs de culture « d’espaces alternatifs », ont intégré à leurs prestations la programmation de spectacles. Les études existantes sur ces espaces révèlent que les « alternatifs » désignent originellement des espaces qui ont vu le jour à SoHo [4] à partir de 1969. Ces espaces ont pour objectif premier de permettre la création et l’exposition de nouvelles formes artistiques avant-gardistes (M. Delahoyd, 1981). Ils se situent donc en marge de la scène artistique traditionnelle dominée par les institutions muséales et les galeries marchandes (C. Terroni, 2011). Cristelle Terroni les décrit comme des lieux de création et d’exposition de l’art contemporain de nature informelle, parfois vétuste, que les artistes s’approprient. Contrairement aux Etats-Unis où ils ont émergés et où ils sont parfois des manufactures et magasins de gros et de détail abandonné, à Yopougon, ils intègrent la création elle-même. Ils sont de par les lieux existants, des lieux de vie où se rencontrent les populations. Ces lieux sont les cadres de l’expression plurielle de l’effervescence culturelle au cours de manifestations et évènements tels que les dédicaces d’albums musicaux, de campagnes promotionnelles, de cérémonies de mariages, d’anniversaires, de baptêmes etc. Plus qu’un phénomène, c’est un fait de société qui colle à la carte d’identité culturelle de la commune. Leur floraison et le succès qu’ils connaissent sont révélateurs du besoin en infrastructures de diffusion de spectacles, et, au-delà, de centres culturels.

En quoi ces lieux constituent-ils une alternative à l’absence de salle de spectacle ? Comment contribuent-ils à la promotion du spectacle vivant ?

Cette étude vise à mettre en relief les « espaces alternatifs » dans la diffusion et la promotion du spectacle vivant. Elle se fonde sur l’hypothèse selon laquelle l’absence d’équipements culturels de diffusion de spectacles dans la commune de Yopougon a contraint les artistes à adapter leurs prestations à des lieux de diffusion non dédiés, de manière à faire la promotion de leurs œuvres et d’en jouir. L’étude s’articule autour de trois parties : d’abord la présentation du cadre de l’étude et de la méthode ; ensuite, la présentation et la discussion des résultats de l’étude menée et enfin, la proposition de stratégies pour une meilleure organisation pour le développement du spectacle vivant à Yopougon et en Côte d’Ivoire.


1. Présentation du cadre de l’étude et de la méthode d’enquête

1.1. La zone de l’étude
Yopougon est l’une des treize communes du District d’Abidjan. Elle est située dans la région des Lagunes au sud de la Côte d’Ivoire. Avec Abobo, Adjamé, Attécoubé, Cocody, et le Plateau, Yopougon est située au nord de la lagune Ébrié [5] d’où l’appellation de commune d’Abidjan nord.

Cette commune est la plus grande de Côte d’Ivoire en termes de superficie. Avec une étendue de 153,4 km² soit 7,4% de la superficie du District d’Abidjan (2079 km²), elle est limitée au nord par les communes d’Abobo et d’Anyama, au sud par le Port d’Abidjan et l’Océan Atlantique et à l’Ouest par la commune de Songon. Yopougon a une population estimée à 1 071 000 habitants [6] Son étendue et sa densité en font presqu’une ville. Dans le domaine du divertissement, son animation de nuit avec des rues très bouillantes et bruyantes, les « maquis » et autres lieux associés, en fait une cité, référence. Toutes les nouveautés en matière de musique et danse urbaines viennent d’elle.

Le territoire communal de Yopougon est composé de 14 grands quartiers [7] et de 11 villages [8] des ethnies Atchan et Akyé (cf. figure 1) [9].

1.2. L’enquête de terrain
Pour mener à bien l’étude, les 14 grands quartiers d’habitation que compte la commune ont été regroupés pour constituer les sept (7) grandes zones [10] de l’étude. Durant deux semaines, avec le concours de deux enquêteurs, une cinquantaine d’espaces ont été identifiés.

A défaut de pouvoir faire une enquête exhaustive sur l’ensemble des lieux alternatifs de diffusion de spectacles recensé, nous avons procédé à un échantillonnage de choix raisonnés. L’échantillon retenu, est composé des lieux dont les managers ou gérants ont été disposés à se soumettre au questionnaire que nous leurs avons administré. Ils sont au nombre des vingt-cinq (cf. tableau 1) Aussi avons-nous veillé à ce que l’échantillon d’enquête prenne en compte les sept (7) grandes zones pour une représentativité de l’ensemble de la commune.


1.3. Environnement culturel de la commune
En plus d’être la plus grande du District d’Abidjan, la commune de Yopougon est également la plus peuplée de la Côte d’Ivoire. Son territoire, est à l’origine, celui des populations autochtones Ebrié ou Tchamans. Le peuplement urbain s’est fait à partir de 1980. Il est majoritairement le fait des populations venues des autres régions du pays auxquelles on adjoint les migrants venus de la sous-région ouest-africaine.

La mosaïque ethnoculturelle qui se dégage de ce peuplement va avoir une influence sur l’animation socioculturelle de la commune. En effet, Yopougon se distingue des autres par une vie culturelle dynamique dans laquelle interviennent aussi bien les acteurs publics [11] que les opérateurs privés [12] De même, les infrastructures d’accueil des activités culturelles ont un statut public ou privé. Mais, l’étude de l’implantation des deux types d’infrastructures culturelles montre la prédominance des espaces récréatifs (maquis et bars climatisés) là où les équipements publics font défaut.


1.4. La méthodologie de l’étude
Dans le cadre de notre étude, nous avons opté pour une approche à la fois qualitative et quantitative. Pour l’élaboration de la problématique et la conceptualisation théorique du travail, la collecte des informations repose d’abord sur la recherche documentaire. Ensuite une enquête de terrain, à travers un guide d’entretien et un questionnaire, permet de dénombrer et d’apprécier le mode de fonctionnement des espaces alternatifs. Enfin, notre approche repose sur l’observation directe pour une analyse de situation.


2. Présentation et discussion des résultats de l’étude

2.1. La présentation des résultats de l’étude
L’enquête de terrain s’est d’abord intéressée à l’étude de la typologie et de la durée de vies des maquis de Yopougon. Elle a ensuite interrogé le niveau d’équipements de ces espaces alternatifs, leurs agendas de programmes (programmations et fréquence des programmations). Enfin, elle a cherché à comprendre les stratégies y afférentes. Les données ci-dessous en découlent.


2.1.1. La typologie et la durée de vie des espaces alternatifs à Yopougon
L’exploitation des données sur la typologie et la durée de vie des espaces alternatifs nous a permis de réaliser le tableau 1 et la figure 1.

Dans les différents types d’espaces retenus, les maquis représentent 48% ; les discothèques bar font 40ù et les lieux de réception 12%. Les maquis offrent plus de place que les autres types d’espaces. Les zones 5 et 6 regorgent le plus grand nombre d’espaces tous types confondus.

Nous y observons les tendances suivantes : 60 % des établissements ont une durée de vie de moins de trois (3) ans ; 20% d’établissements ont une durée de vie oscillant entre 3 et 5 ans ; 20% d’entre eux ont aussi une durée de vie de plus de 5 ans.


2.1.2 Le niveau d’équipement des espaces alternatifs à Yopougon
La visite des établissements a permis de nous rendre compte du niveau d’équipement des espaces alternatifs comme le montre le tableau 2.

92% des espaces alternatifs disposent de matériel de sonorisation, tandis que 8% d’entre eux louent ces matériels pour assurer les spectrales programmés. 60% des maquis sont équipés de scènes construites ou aménagées pour les prestations d’artistes. Dans les bars climatisés (40%), on trouve plutôt des pistes de danse aux dimensions modulables. Au niveau de la lumière, il faut noter que 52% d’établissements, majoritairement les bars climatisés, produisent de la lumière de spectacle, notamment de musique. La quasi-totalité des établissements (92%), n’est pas équipé de loges et de backline. C’est le lieu de préciser que la majorité des spectacles sont des prestations musicales.


2.1.3. La fréquence de programmation des spectacles
La programmation artistique des maquis, bars climatisés et lieux de réception, s’inscrit de plus en plus dans l’offre de prestation de ces établissements. C’est pourquoi nous nous intéressons à la fréquence de leurs programmations.

La figure 3 montre que 60% des structures enquêtées ont des programmations chronologiques régulières organisées suivant une planification rigoureuse. 36% des spectacles sont proposés de façon hebdomadaire, 20% en quinzaine et 4% de façon mensuelle. Au niveau des programmations hebdomadaires, l’on constate le développement de modèles qui s’institutionnalisent. Ils deviennent ainsi une norme qui prend racine en passant pour une tradition du milieu artistique et événementiel.


2.1.4. Prétexte de programmation artistique
Les évènements qui occasionnent les spectacles dans les « espaces alternatifs » sont divers. Dans ce contexte, on dénombre : les célébrations de baptême, mariage et anniversaire. La figure 3 indique l’ensemble des événements comptabilisés dans diverses programmations.

Les événements qui suscitent la programmation de spectacles dans les espaces alternatifs sont essentiellement pour 49% à titre d’animation des lieux alors que les cérémonies dédiées à l’ouverture ou l’inauguration des espaces connaissent les invitations d’artistes à très faibles proportions soit 2%.


2.1.5. Programmation artistique ou stratégies marketing et commerciales
Le choix de la programmation artistique réside dans la recherche de profit et la notoriété de l’établissement. Le tableau 3 montre les motifs réels de programmation.

Il ressort des résultats ci-dessus que les prestations d’artistes dans les « espaces alternatifs » constituent à 88% un produit d’appel. On en conclut qu’elles procèdent de stratégies marketing autour desquelles sont structurées des actions de ventes.


2.2. La discussion des résultats de l’étude
Les résultats de l’étude relèvent que les espaces alternatifs à Yopougon sont nés pour combler le manque d’infrastructures culturelles de promotion et de diffusion du spectacle vivant notamment la musique. Ils se distinguent ainsi de ceux nés aux États-Unis autour des années 1970. Cette distinction se situe à plusieurs niveaux. Les espaces alternatifs à cette époque concernaient en général les arts plastiques et ils se développaient en marge du système artistique marchand et institutionnel (N. Leger, 2016). Ils étaient aussi des lieux de création. Avec le temps, les pratiques ont évolué. Toutefois certains points communs existent entre les deux modes de fonctionnements. Ce sont de véritables lieux de rencontres et de renforcement de la cohésion sociale. Ils sont appelés aussi des « lieux médiateurs » (S. Chaumier, F. Mairesse, 2017). Leur économie est caractérisée par la précarité, la fragilité mais aussi la non-durabilité de leur existence (C. Terroni, 2011).


3. Propositions de stratégies pour le développement du spectacle vivant

Les résultats de l’étude sont révélateurs de la nécessité de mettre en place une politique culturelle locale dans laquelle les infrastructures de promotion et de diffusion devront avoir une place importante. Le volet dédié au développement des lieux de spectacle de cette politique pourrait s’articuler autour de quatre principaux axes : d’abord un état des lieux des infrastructures de diffusion ; ensuite, le renforcement des espaces alternatifs et la création d’équipements culturels appropriés ; enfin, la création d’un réseau de diffusion de spectacle et la professionnalisation du secteur du spectacle vivant.


3.1. Etude diagnostique
Il s’agira de mener sous l’impulsion des autorités locales une étude pour faire un état des lieux plus approfondi des infrastructures culturelles sur le territoire communal. Cette étude plus exhaustive devra prendre en compte toutes les catégories d’équipements culturels.


3.2. Création d’équipement culturel et Renforcement des espaces alternatifs
Il y a nécessité de procéder à la création d’équipements culturels, surtout des équipements intégrés qui prennent en compte plusieurs disciplines artistiques et culturelles. En complément à cette action, il faut renforcer les capacités des « espaces alternatifs » dont le rôle reste important dans la vie culturelle, artistique et sociale de la commune de Yopougon. En effet, les établissements existants, à l’instar des maquis, discothèques-bars, lieux de réception, ne permettent pas d’assurer des spectacles aux conditions de concentration, d’écoute et d’assimilation optimales.


3.3. Création d’un réseau de diffusion de spectacle
L’étude révèle qu’il n’existe pas de collaboration entre les établissements de spectacles. Chacun, dans son activité de programmation, fonctionne en solitaire, en développant une stratégie propre à lui, le but étant de fidéliser la clientèle et de réaliser des actions de ventes optimales. En effet, les sommes payées aux artistes sont si dissuasives que ceux-ci rechignent souvent à s’investir totalement dans les manifestations programmées en leurs noms. Or, un regroupement de ces établissements en réseaux de diffusion de spectacles pourrait corriger ce manquement.

L’idée de réseaux de diffusion de spectacles vivants dans les « espaces alternatifs » ouvre donc un champ à explorer pour la promotion des œuvres artistiques et la professionnalisation du secteur du spectacle vivant.


3.4. Professionnalisation du secteur du spectacle vivant
La professionnalisation de la diffusion du spectacle vivant dans les « espaces alternatifs » permet l’imagination politique et économique d’une industrie du spectacle. Plusieurs aspects autorisent à le penser. En effet, la mise en place de réseaux de diffusion d’« espaces alternatifs », va donner lieu à une production régulière de spectacles dans une chaîne de lieux de programmation. Ces lieux deviendraient des passages obligés pour conquérir les consommateurs des produits culturels et faire la promotion des créations artistiques. On quitterait les pratiques amateurs avec des arrangements de contrats de prestation à pied levé, pour des contrats professionnels d’engagements écrits et paraphés. Pour ce faire, il faudrait l’implication des professionnels en animation culturelle et la formation des managers d’établissements.

Les petites salles, les maquis, bars et lieux de réception, rapprocheraient le spectacle du public proposant des produits via une stratégie marketing de proximité et de démocratisation culturelle. Sous cet aspect marchand, des espaces de vente dédiée aux produits musicaux et à ceux d’autres secteurs d’activités culturelles pourraient y être exposés.

Par ailleurs, au moment où la question de l’emploi des jeunes devient une préoccupation majeure des gouvernants, le secteur culturel pourrait leur fournir des solutions pour résorber une partie du phénomène. En effet, les opportunités d’emplois y sont réelles. En le structurant et en le professionnalisant, il fournirait sans doute un gisement d’emplois aux politiques, car, dans leurs fonctionnements actuels, les « espaces alternatifs » ont déjà intégré le fait qu’ils doivent marcher comme des mini-entreprises.


Le spectacle vivant, existe essentiellement grâce aux talents des acteurs. Mais si ces derniers ne trouvent pas d’équipements culturels durables et adéquats à même d’accueillir les spectacles et à même d’imposer un rapport continu avec le public, ils se trouvent dans l’obligation de s’adapter à des environnements économiques inadéquats.

A Yopougon, les opérateurs culturels privés ont montré une voie de solution au manque de salle de spectacle dans cette grande commune. Le fait est que des établissements récréatifs que sont les maquis et bars climatisés, en réalité des débits de boissons au service d’une clientèle en quête de divertissement et de relaxation, font de la programmation artistique une stratégie de rentabilisation des activités commerciales.

En effet, pour les artistes, ces établissements offrent de véritables opportunités de lancement de carrière et de confirmation. Ainsi les incitent-ils à y venir monnayer leurs talents. Par conséquent, ils deviennent des sources d’accroissement de leurs revenus. De plus, leurs rôles dans la survie des œuvres et leurs créateurs est indéniable.


Références bibliographiques
Chaumier Serge, et Mairesse François, La médiation culturelle, Paris, Armand Colin, 2013.

Latarjet Bernard, L’aménagement culturel du territoire, Paris, La Documentation Française, 1992.

Leger Nina, « Cristelle Terroni, New York Seventies. Avant-garde et espaces alternatifs », Marges, n° 23, 2016, p.144-145.

Menard Marc, Éléments pour une économie des industries culturelles, Québec, SODEC, 2004.

Mollard Claude, Concevoir un équipement culturel. Editions du Moniteur. Paris, 1992.

Mollard Claude, L’ingénierie culturelle et l’évaluation des politiques culturelles en France, PUF, Que sais-je ?, Paris, 2009.

Terroni Cristelle, « Essor et déclin des espaces alternatifs ». Revue Essais & débats, 2010.


Pour citer cet article :
Donikpo Koné, « Diffusion et promotion du spectacle vivant en Côte d’Ivoire. « Espaces alternatifs » de diffusion et promotion du spectacle vivant dans la commune de Yopougon à Abidjan », Revue Oudjat en Ligne, numéro 1, volume 1, janvier 2018.

ISBN : 978-2-912603-96-8.


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Notes :

[1Le District Autonome d’Abidjan est créé par la loi n°2001-478 du 09 août 2001. Il comprend 13 communes : Abobo, Adjamé, Anyama, Attécoubé, Bingerville, Koumassi, Marcory, Treichville, Plateau, Songon, Yopougon.

[2Les ‘’maquis’’ en Côte d’Ivoire sont des espaces de restauration et de consommation de boisson à prix réduit comportant des caractéristiques particulières. Les maquis existent en Côte d’Ivoire depuis longtemps et connaissent une évolution depuis ces dix dernières années.

[3Source : la régie des taxes municipales 2016.

[4SoHo est l’acronyme lexicalisée de South of Houston Street aux Etats-Unis.

[5La lagune Ébrié est située en Côte d’Ivoire. Elle est reliée au golfe de Guinée par le canal de Vridi. Les villes d’Abidjan, de Grand-Bassam, de Bingerville et de Dabou la bordent.

[6Recensement général de la Population et de l’Habitat, 2014 (RGPH 2014).

[7Selmer, Nouveau Quartier, Toits Rouges, Sideci, Sogefiha, Ananeraie, Gesco, Port-Bouët 2, Andokoi, Zone industrielle, Niangon Nord, Niangon Sud, Camp militaire, Maroc.

[8Les 14 villages de la commune : Adiapodoumé, Andokoi, Azito, Niangon Adjamé, Niangon Attié, Niangon Lokoa, Yopougon Kouté, Yopougon Santé, Yopougon Attié, Béago et le groupe Ile Boulay.

[10Zone 1 : Selmer - Nouveau Quartier.
Zone 2 : Toits Rouges - Camp militaire.
Zone 3 : Gesco - Port-Bouët 2.
Zone 4 : Sicogi - Sideci .
Zone 5 : Ananeraie – Maroc.
Zone 6 : Niangon Nord - Niangon Sud.
Zone 7 : Andokoi - Zone industrielle.

[11Les acteurs publics constitués par la Mairie à travers sa direction des affaires culturelles et le Ministère de la Culture et de la Francophonie à travers sa direction régionale de la culture qui est logée à Yopougon.

[12Les acteurs privés constitués par les promoteurs de spectacles, les compagnies ou associations artistiques et culturelles, les artistes et artisans.

 

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